YSL

Par Posté dans - Ciné le 17 janvier 2014 3 Commentaires

Les biopics ont le vent en poupe!

YSL 2Les biographies filmées ont depuis plusieurs années la faveur des producteurs et réalisateurs.
Il faut avouer que le grand public est généralement très friand de ce type de film.
Un autre film d'Olivier Dahan (La Môme) devrait voir le jour sur Grace Kelly et plus étonnante,  la sortie cette année d'un biopic sur Freddie Mercury avec Ben Wishaw dans le rôle-titre . (J'en connais certaines à qui cela va faire plaisir...).

L'année débute ainsi avec le film consacré au grand couturier Yves Saint Laurent, sur la période de sa vie située entre 1955 et 1976.
Le réalisateur, Jalil Lespert a choisi d'axer le récit autour de la relation entre YSL et Pierre Bergé: leur rencontre, leurs rivalités et jalousies amoureuses, les excès dépressifs de l'un, les tentatives d'imposer des limites à l'autre...
Pierre Niney (Plus jeune pensionnaire de la Comédie-Française siouplé) est prodigieux dans le rôle du couturier et fait preuve d'un mimétisme sidérant.
Guillaume Gallienne qui campe le rôle  de l'esthète-businessman, est parfait d'autorité charismatique dont le rôle pourrait se résumer à une des phrases du film "Yves je suis là. Le talent, tu l'as, le reste, je m'en occupe.»

Lorsque le film débute, Yves Henri Donat Mathieu-Saint-Laurent, est déjà l'assistant de M. Dior (1955).
Dommage, j'aurais aimé connaître son parcours et le "comment a t'il fait  mille sabords" pour entrer au sein de cette maison prestigieuse.
Très rapidement, à la mort de ce dernier, il en devient le directeur artistique. Tout va vite. En 1958 arrive le jour de  la présentations de sa première collection, rue Montaigne. Cette "première" sera un triomphe et il y rencontrera l'homme de sa vie, Pierre Bergé.
Ce sera le coup de foudre et le début d'un partenariat fructueux car ils créeront ensemble en 1962 la maison YSL.
ysl logoLe film alterne entre les périodes de gloire et de triomphes, les phases d'angoisse et de dépression qui tourmentent constamment l'artiste.

YSL est souvent dépeint en lutte avec ses démons (l'angoisse intolérable qu'il faut canaliser entre 2 collections par exemple).
Pierre Bergé- Guillaume Gallienne  dira en 1976 : « (...) Tu n'étais plus heureux que deux fois par an, au printemps et à l'automne. »
Cette angoisse  latente et cette vulnérabilité  palpable, il tentera de les dissimuler via la prise de tranquillisants et de stupéfiants, entre autres.

C'est l'homme et sa relation amoureuse qui sont ici mis en avant.
Quid de l'artiste qui révéla la femme moderne ? ( La femme en tailleur-pantalon c'est lui!!).
Je reste un peu sur ma faim mais ce film m'a donné envie d'en apprendre davantage sur l'artiste.

Petite info, la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent a soutenu le projet du film  et donné accès aux somptueux vêtements originaux et à des lieux de travail ou de vie du grand couturier à Paris et à Marrakech.
Il n'en est pas de même pour l' "autre" biopic concurrent de Bertrand Bonello qui sera incarné par Gaspard Ulliel , et qui aura pour titre "Saint Laurent". En effet le film n'aurait pas reçu l'aval de Pierre Bergé qui détient le droit moral sur l'œuvre de son ex-compagnon.

(3) commentaires

  • Guéna - Répondre

    17 janvier 2014 at 13:51

    Je suis allée le voir cette semaine, et j’ai adoré ! En plus du jeu d’acteur incroyable, l’esthétisme du film est juste magnifique ! Par curiosité, j’irai aussi voir celui Bonello..

    • allmadehere - Répondre

      19 janvier 2014 at 20:43

      J’irai également voir la « version » de Bonello.
      Je pense ( enfin j’espère) que les deux films seront complémentaires et que j’en apprendrai un peu plus sur le mythe YSL.

  • auroreinparis - Répondre

    20 janvier 2014 at 10:18

    Le fait que le film ait été un peu chapeauté par Pierre Bergé me gêne car je me demande dans quel mesure il a censuré le réal. J’irai peut être voir l’autre pour comparer.
    En attendant, Niney et Galiene sont extraordinaires !

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